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 Recoltons des avis !

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Kagéru
Prof de la BGU


Masculin
Nombre de messages : 154
Age : 161
Localisation : Dans une contrée fort lointaine appellée Mélioxan
Date d'inscription : 20/05/2008

MessageSujet: Recoltons des avis !   Sam 5 Fév 2011 - 20:58

Bonsoir.

Ce topic contient l'un de mes écrits. Ou plus précisément mon écrit majeur. J'aimerai récolter des avis, ainsi, j'attends des critiques de votre part. Merci d'avance.
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Kagéru
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MessageSujet: Re: Recoltons des avis !   Sam 5 Fév 2011 - 20:59

L'Epopée de Mélioxan


Prologue

Il y a bien longtemps, alors que Nains, Elfes, Humains et autres créatures peuplaient encore la Terre, un conflit terriblement sanglant allait débuter.
Tout commença en l'an de Grace 480. Les années comportaient à cette époque 380 jours divisées en 38 semaines de 10 jours, les hommes n'ayant pas de moyen précis de mesurer le temps.
Le territoire portait le nom de son Monarque, le grand Empereur Mélioxan. Cet humain, fils de Trajaon III, contrôlait l'ensemble des 214 provinces actuelles avec un amour pour ses sujets forçant l'admiration de tous.
Pourtant, sous le règne d'un homme si bon, ayant redonné le gout de vivre a tous allait naitre le plus grand conflit interraciaux que le monde ai connu.
Les Terres avaient été unifiées mais ce fut au détriment des Nains et surtout des Elfes.
L'histoire débute dans le petit village de Borgad, hameau de la Province de l'Ouest, l'une des dernières où les conseillers du Roi ne s’étaient jamais rendus.

Chapitre premier: Un départ tant attendu.

Traïnor fermait les yeux alors qu'il se détendait au fond de la forêt à une lieue de son village. Ce jeune homme de quinze ans (D'après leur calendrier) était le meilleur combattant de son hameau. Fils d'une femme à la grande beauté et d'un père aujourd'hui décédé, il avait hérité des traits de sa mère. Son visage était doux et ses yeux d'un bleu profond dont l'un était masqués par une mèche de ses longs cheveux bruns attachés en une queue de cheval en dessous de ses omoplates. Il avait grâce à cette beauté si singulière un succès fou auprès des jeunes femmes du village.
La forêt dans laquelle il se reposait était l'une des rares sources de nourriture du village, le troc avec les provinces voisines étant assez rares a cause des nombreuse foret a la terrible réputation les séparant, n'empêchant néanmoins pas de faire une grande réunion , le Askan'al, festivités locales se déroulant trois semaines par an, afin de troquer leur ressources. L'argent n'était pas d'usage pour tous, on lui préférait de loin l'échange d'un troupeau de vaches contre des cuirs tannés ou une habitation. L'élevage et la culture des céréales étaient choses courantes dans les Terres de l'Ouest dont le niveau de développement était bien loin de celui du cœur de l'Empire. Néanmoins, malgré ses famines, ces régions étaient un refuge idéal pour ceux voulant trouver la quiétude.
Alors que le jeune garçon pensait vaguement à chasser un sanglier ou quelques lièvres, la cloche du village, qui restait visible malgré la lieue les séparant, retentit. Surpris plus qu'inquiet, Traïnor se mit à courir du plus vite qu'il le pouvait vers son foyer. Lorsqu'il y arriva, il aperçu un homme vêtu d'une armure d'acier sur un cheval blanc. Il portait une bannière frappée de la marque de l'armée de Mélioxan. Le jeune garçon regarda à droite et à gauche dans l'espoir de trouver son ami Alastor qui était lui aussi parti en forêt afin de se relaxer. Une voix s'éleva derrière lui:
"Eh bien Traïnor, que cherches tu ainsi?"
"Ah Alastor, te voila!"
Alastor était un peu plus grand que son compagnon, environ la taille de trois coudées et demie. Ces cheveux châtains parsemé de blond lui descendait aux épaules, coupés proprement a la dague. Une particularité ne pouvait échapper a personne, ces oreilles semblait en partie pointues, il les cachait donc sous sa chevelure afin de dissimuler un grave secret a son époque, il était un Demi Elfe. Sa voix semblait calme, et son apparence donnait l'impression de quelqu'un de froid. Vêtu dans un long manteau noir fait de lin bordé par une ligne de couleur or, unique en son genre dans le hameau de Borgad, il paraissait encore plus étrange et la plupart du peuple de son village le respectait profondément, on le pensait sorcier.
"Ne trouves tu pas étrange qu'un soldat de l'Empire s'éloigne tant de la capitale?"
"Etrange non »avait il répondu aussitôt, puis repris, moins sur de lui "Mais inquiétant oui."
"Que veux-tu dire?" demanda Traïnor le regardant d'un œil déconcerté.
Le Demi Elfe n'eut pas le temps de répondre que la voix du Chevalier s'élevait déjà:

"Oyez oyez, je me nomme Firmior, Chevalier du Grand Ordre des Trois de Mélioxan, héritier au trône. Je suis ici présent afin de préparer une armée pour la guerre contre les Elfes."

A ces mots, la foule cria et s'indigna, maudissant l'armée et le Roi lui même. Cette province ne voulait pas être mêlée aux histoires de la capitale et, a la grande différence de toutes les autres, n’aimait pas vraiment le Monarque. Et pas seulement Borgad, mais aussi tout les autres villages aux alentours, dont certains habitants étaient déjà sur place afin de préparer le Askan'al.

"Evidemment, nous ne voulons nullement vous forcer a venir, mais si parmi vous certains serai intéressés, qu'ils viennent. Nous vous payerons cela va de soi." continua Firmior, indifférent a la cohue provoquée.

Ces dernières paroles ne changea absolument rien a ceux qu'en pensait les commerçants. L'or ne les intéressaient que guère et aucun d'entre eux ne savait manier les armes. Seuls quelques chasseurs, prétentieux et cupides se dévouèrent.
Traïnor et Alastor ne savaient comment réagir. Comme tous les autres, ils avaient en horreur l'idée de combattre et de tuer, qu’ils s’agissent d'Elfes, d'Humains ou de Nains, mais ils ne purent s'empêcher d'espérer qu'il pourrait parler avec les Elfes afin de réinstaurer la paix sans effusion de sang.
L'adolescent s'adressa au Soldat après que les quelques personnes partantes aient convenu de la date de départ:
"Excusez moi Messire, pouvons nous disposer d'un temps de réflexion avant de vous donner une réponse?"
Le Jeune Chevalier, souriant leur répondit en riant:
"Evidemment les enfants, mais je vous déconseille de vous engager, vous êtes bien jeunes pour déjà risquer votre vie. Néanmoins, puisque vous êtes indécis, sachez que nous restons moi et mes hommes sur place durant douze semaines, cette période nous permettant d'entrainer au maniement des armes chacun de ceux qui désirent nous suivre. N'hésitez pas a venir affuter votre talent au combat. Sur ce, bonne journée."
Et il s'en fut, trainant son cheval derrière lui pour aller l'installer dans la grange de Maprès, le vieux meunier de Borgad.
Les deux jeunes garçons, ne sachant que faire rentrèrent chacun chez eux. Le foyer de Traïnor pouvait être appelé une hutte plutôt qu'une maison. Les murs étaient fait de bois, et le sol ne connaissait aucun aménagement pas même un lit de feuille. La terre était sèche à l'intérieur. La décoration se limitait a une ribambelle d'armes fixées un peu partout et des déchets tels que des trognons de pommes étaient dispersé d'un bout a l'autre de l'unique pièce. On y trouvait également quelques livres éparpillés, souvenir de son défunt père. Ce cabanon avait tout d'un lieu peu fréquenté, ce qui était en effet le cas. Il n'arrivait que très rarement à Traïnor de s'y rendre, préférant l'air forestier a l'odeur de terre sèche et de bois vieillissant. Les seules raisons pour qu'il y passe était qu'il avait une lame à aiguiser ou un quelconque trophée de chasse à déposer.
Ce jour la, il n'y resta d'ailleurs pas longtemps. Il voulait réfléchir mais il conclut vite que le cadre de chez lui n'était pas propice pour ce faire. Il ceignait alors sa plus belle dague et accrocha son arc à son dos puis se dirigea d'un pas décidé en direction de la forêt dont il était revenu il y avait à peine une heure.

Alors qu'il arrivait à la lisière du bois, il aperçut des traces de pas fraiches dans le sol encore humide de la veille.
Il comprit alors que son ami l'avait devancé dans son idée de chasser pour décompresser. Il songea alors que plutôt que réfléchir seul de la décision à prendre, en parler avec Alastor serai sage.
Il avançait sereinement l'arc à la main, la flèche dans l'autre. Puisqu'il connaissait ce lieu par cœur, il ne se laissait plus surprendre par un quelconque ours ou autres puissantes bêtes. Même les Gobelins des Bois, généralement teigneux et têtus ne l'embêtait plus, sachant qu'autrement ils auraient affaire à forte partie. Cette forêt était dense mais malgré tout assez lumineuse en journée et de fait peu effrayante, a la différence des autres forêts entourant la province et séparant ses différents villages. Le jeune garçon marchait à bonne allure pour aller au cœur du bois, une vaste clairière, lumineuse où coulait une petite rivière, affluente du plus grand fleuve frontalier aux Provinces, le Stragis. Ce genre d'endroit, où la voute forestière laissait place à un peu de soleil, suffisamment d'espace aux hommes pour festoyer et où l'eau circulait avait était baptisé par une coutume propre à Borgad "L'Habeas Morenus" venant de l'ancien langage signifiant "L'Endroit Paisible". Ces "Habeas Morenus" étaient l'endroit rêvé pour chaque être vivant d'après eux. Et cela s'avérait tellement vrai que parfois, quand la fête battait son plein, même les animaux restaient calmement à l'orée de la clairière, regardant les humains boire de la bière et manger leur congénères fraichement capturé en invitant des Gobelins à leurs joyeuseries. Les habitants des Provinces Frontalières avait un esprit festif propre à eux et que nul autre peuple ne pouvait comprendre, a l'exception peut être des Elfes, réputés pour leur grande tablée très joyeuse, malheureusement devenue très rares (En tout cas avec des Humains).

Alors qu'il se perdait dans ses pensées en tuant renard et lièvres sans vraiment s'en rendre compte, Traïnor arrivait à cette fameuse clairière où était déjà assis Alastor sur l'un des gros rochers servant d'appui aux personnes trop ivre durant les localités.
Le "Sorcier" était tellement absorbé par ses réflexions qu'il ne se rendit même pas compte de la présence de son ami. Mais après une demi-heure, il poussa un long soupir et releva la tête, s'apercevant enfin de la présence du chasseur qui le regardait fixement un sourire aux lèvres:

"Traïnor? Cela fait longtemps que tu es ici?" S'étonna t il.
"
"Non, pas du tout, je suis arrivé il y a peu. Mais je pensais bien te trouver la. En fait, je pense que plutôt que de se torturer l'esprit chacun dans notre coin, il serait préférable de le faire ensemble. Il est bien connu qu'une torture est moins douloureuse lorsqu'elle est partagée."

"C'est vrai. Alors, finalement, qu'en penses-tu? Nous partons ou non?"

"J'hésite encore, une seule chose est sure, c'est que je ne serai en aucun cas déçu de quitter ma hutte sale et malodorante"

Ils éclatèrent de rire, à cette simple remarque. Le rire leur permettait de soulager leur doutes et après cette brève pause, Traïnor repris sérieusement:

"Je pense que nous devrions les suivre.... Ce Firmior semble être un homme de confiance, et, même si la guerre n'est pas une menace pour notre province, n'oublie pas que nos familles sont à la capitale en ce moment. Je suis inquiet pour ma petite sœur."

"Tu as raison, mais ils ne sont pas idiots, si le danger les guettent, ils reviendront ici, peut être même sont- ils déjà en route."
Alastor se leva. Il s'étira, bailla et respira a plein poumons. Il décida alors de s'engager, après une longue hésitation. Traïnor, solidaire, choisi de le suivre, où qu'il aille. Ce jour la, les deux jeunes garçons se firent la promesse de ne jamais se séparer pour le meilleur et pour le pire et de se protéger mutuellement.

Ils allèrent alors chasser quelques animaux a l'aide de leur arc et suivant les méandres bien connus de la forêt retournèrent au village avec sous le bras un goupil et trois lièvres. Lorsqu'ils arrivèrent, le soleil commençait à décliner dans le ciel et frappait la terre d'une douce lueur rougeâtre rendant la ville plus paisible encore qu'a l'ordinaire. Seul quelques uns des artisans les plus travailleurs circulaient encore, poussant des brouettes d'acier brut afin de le travailler pour en faire des armes et armures pour ceux des leurs qui partiront à l'aventure, et les bouchers qui fermaient boutique pour aujourd'hui en parlant de leur troc du jour avec ceux des villes avoisinantes le sourire aux lèvres. La taverne était remplie comme a son habitude, et les habitués un peu pompette chantaient des airs de fêtes dansant en compagnie de trois des soldats arrivés l'après midi même dont Firmior.

Les deux amis allèrent alors à la réserve de nourriture du village tenu par la jeune Glanéa, l'une de leur amie les plus proches.
Lorsqu'ils entrèrent, ils virent quatre des douze hommes qui accompagnait Firmior quelques heures auparavant en pleine discussion avec la jeune femme. Parmi ces quatre la, un se démarquait particulièrement car il était le seul a ne pas avoir enlevé son heaume alors que l'intégralité de son armure était désormais a l'auberge. Cela devait avoir un sens mais la question du moment n'était pas la.

Les deux jeunes hommes interpellèrent la boutiquière qui leur souri. C'était une belle femme au teint clair et aux lèvres fines. Ses yeux azur suffisait a faire choir n'importe quels hommes sous son charme. Lorsqu'elle s'adressa a eux, sa voix était joviale et aigue. Joliment aigue même:

"Al! Inor!"

Elle se jeta sur eux et les embrassa tendrement sur la joue. Ils remarquèrent les regards jaloux des trois hommes ayant ôté leur casques et les nargua quelque peu en les charriant.
.
Elle parla de nouveau a ses deux compagnons en regardant ce qu'ils avaient dans les mains:

"Vous m'apportez encore de quoi manger? Vous êtes tellement efficace que l'on pourrait nourrir une armée!" s’exclama-t-elle.

Alastor profita de cette occasion pour lui dire quelle était leur décision:

"En parlant d'armée Glanéa, Traïnor et moi partons avec Firmior, nous sommes inquiets pour nos parents."

Dans le timbre de sa voix, habituellement calme, on ressentait, ou du moins, c'était perceptible pour ses proches, une certaine tristesse. Il appréciait la jeune fille, ainsi que tout les autres, lui qui, durant son enfance n'avait eu que Traïnor pour seul ami avait pu jouir ici du plaisir d'être entouré. Les quitter lui déchirait le cœur, mais sa fierté l'empêchait de le laisser paraitre.

La jeune fille s’éloigna, repris place derrière son comptoir et y posa les coudes, la tête entre les mains. Elle pleurait. Le silence tomba, et après quelques minutes, Traïnor s'approcha d'elle d'un pas peu affirmé. Il lui posa la main sur l'épaule et lui susurra des paroles réconfortantes. Entre deux pleurs, elle prit la parole d'une voix chevrotante, cassée par des coulées de larmes:
« Je savais que vous alliez m'annoncer ca. Je le savais, mais je le redoutais. Je m'étais faite à l'idée mais au fond de moi j'espérais toujours que vous resteriez. C'est idiot je sais mais c'est plus fort que moi. »

Les deux adolescents, peu habitués à voir cette fille naturellement si joviale fondre en larmes ne savaient pas comment réagir et restèrent bouche bée, un air parfaitement stupide sur le visage. Le soldat au heaume la regarda alors, de ses yeux verrons à la lueur étrange (Seule chose que l'on pouvait discerner au travers de son inséparable accessoire.) et lui dit:

« Séchez vos larmes Mademoiselle, le départ n’est pas imminent, vous allez pouvoir profiter de la présence de vos amis quelques temps encore. Vous aurez toutes les occasions voulues pour les faire changer d’avis. »

La jeune fille, surprise de cette déclaration le serra dans ses bras l'étreignant de toutes ses forces et pleurant de plus belle.

Le Soldat lança un regard étrange à Alastor avant que les deux compères ne prennent congés après avoir rassuré et embrassé Glanéa.

Traïnor se dirigea en direction de la taverne avec son ami et ils s’assirent a une table ronde proche de celle des soldats à présent saouls.

La taverne était un lieu où tous les soucis pouvaient s'envoler en seulement dix minutes. Eclairée par de nombreuses chandelles fixées au mur, la lumière était diffuse et donnait une atmosphère de détente très agréable. Des rires sans retenu résonnaient de toute parts, venant d'homme saouls ou non. Sur le visage de chacun ne se reflétait que de la joie et les serveuses, toutes plus charmantes les unes que les autres portaient des tenues de soie rouge mettant leur formes voluptueuse en valeur, entouré d'un petit tablier de lin venu d'une ville de la province voisine qui marchande énormément avec la capitale. Elles avaient toutes les cheveux longs et attachés et n'avait que rarement plus de la vingtaine. Seule la Vieille Mérina travaillant encore malgré ces quarante cinq années n'était pas aussi attirante, quoique séduisante malgré tout. On l'appelait la "Vieille" car l'espérance de vie dans un tel hameau ne dépassait guère la cinquantaine d'années. Les tables était disposées en spirale mais en faisant attention a ce que la circulation, même en cas d'un surplus de client (ou d'alcool), reste simple. Le tavernier, Rignas, était également porté sur la plaisanterie faisant de lui un homme très agréable. Une soirée en ce lieu était donc assurément une bonne soirée. L'empire entier et peut être même au delà serai prêt a tout pour venir admirer ne serai ce que quelques instant les jeunes serveuses.

Lorsque les deux amis prirent place, ils furent immédiatement abordés par Lyria, la plus belle serveuse du bar, et la sœur de Glanéa.

"Cela faisait bien longtemps que l'on ne vous avez pas vu ici tout les deux!" dit-elle avec un sourire "Bon, qu'est ce que j'vous sers?"

Traïnor répondit qu'il prendrai la même chose qu'a chaque fois, a savoir la spécialité du jour avec un lait de chèvre frais du soir même.
On leur apporta donc un grand steak de veau, cuit a point a la manière de Rignas, et non pas deux, mais trois laits de chèvre, sur un grand plateau que l'on déposa a leur table. La question du troisième verre fut vite résolue lorsque Lyria pris place avec eux. Plus âgée que sa Sœur, elle n'en était pas moins attirante, si ce n'était plus. Elle lui ressemblait énormément a la différence près que ces yeux était vert émeraude et non bleus. Sa bouche aux lèvres fines donnait envie d'y déposer un baiser, ce qui d'ailleurs arrivait de temps à autre.

Elle leur raconta que peu de temps avant leur arrivée, un soldat avait tiré une pièce d'or de sa bourse en guise de paiement.

La surprise avait été telle que les consommateurs avaient éclatés de rire lorsque le soldat tendit son argent à Rignas. Il eut si honte qu'il en avait rougi, ce qui eut pour seul effet d'accentuer les rires. Les deux jeunes garçons discutèrent longuement avec la jeune serveuse, les yeux rivés sur sa très attrayante poitrine, et lorsqu'enfin elle prit congé d'eux, Firmior la remplaça.

Ce dernier commanda trois chopes de bière aromatisées au miel et s'adressa aux deux garçons, un peu surpris que l'héritier au trône festoie avec eux.

« J'ai appris par mes hommes que vous aviez fait votre choix. »

« En effet » répondit Traïnor de but en blanc

« J'avoue que j'étais un peu inquiet au départ, je me disais qu'emmener des enfants pouvait être déraisonné mais j'ai beaucoup entendu parler de vous deux. Vous êtes donc la crème des chasseurs de ce village! »
« Vous êtes bien étrange pour un Chevalier. Non seulement, vous n’emmenez que les personnes le désirant mais en en plus, vous vous inquiétez si ceux qui le veulent sont trop jeune à vos aux yeux. J’ai entendu dire que lors de la précédente Guerre, tous avaient étés contraint de prendre les armes. » nota Traïnor.

"Les circonstances sont quelques peu différentes."
« Différentes ? Peut être en effet, mais le résultat sera le même. » répliqua froidement Alastor.
« C’est vrai, mais le Roi fait tout ce qui est en son pouvoir pour résoudre ce problème. Tout comme moi »
« Et c’est bien pour cela que nous affirmons que vous êtes un bien étrange Chevalier. » commenta Traïnor.

Puis il posa une autre question :

"Dites moi, l'un de vos hommes n'as pas ôté son casque depuis votre arrivée, en connaissez vous la raison?"

"Non, je n'en sais rien. Cet homme se nomme Tigrosen, il est l'un de nos meilleurs chevaliers, alors peu importe le mystère dans lequel il se drape. Sur ce, je dois vous laissez j’ai une tâche à remplir. »
Il vida son godet d’un trait et s’en alla en direction de la porte. Alastor s’adressa alors à son ami :
« -Dis moi, accepterai-tu de venir avec moi à la rencontre de ce Tigrosen demain ?
-J’allais te le proposer, il semblerai que ce soit un être assez particulier lui aussi. »
Le lendemain matin, l’entraînement des volontaires avait commencé et la première leçon se résumait à un affrontement entre deux des douze soldats afin de réaliser le niveau à atteindre. En voyant la maitrise des armes qu’avait chacun des soldats, Traïnor comprit pourquoi ils n’étaient que si peu nombreux dans cette quête au travers tout le territoire. Lorsqu’on les regardait combattre, on jurerait que leur corps n’avait aucun poids tant leur mouvements étaient fluides. Pourtant, une épée, ca pèse lourd, et le jeune Homme le savait bien.
Alors qu’il observait la scène paisiblement, il vit Alastor s’approcher de Tigrosen. Il était trop loin pour entendre ce qu’ils se disaient mais quelques instant après, son ami hocha la tête en signe d’approbation et les deux hommes commencèrent à s’affronter.

Le Soldat asséna des coups rapides venant tout azimut mais les réflexes d’Alastor lui permirent de ne pas être blessé. Cependant, il n’arrivait pas non plus à atteindre son adversaire. Le combat était impressionnant. Puis, au bout de quelques esquive, Tigrosen réussit finalement a projeté l’Adolescent au sol grâce a un coup de poing dans le visage.

Alastor se releva, fixa son opposant un court instant puis hocha de nouveau la tête. Après cela il se se dirigea vers Traïnor.
« Le secret de ce Tigrosen est simple. C’est un Elfe. Il est évident qu’il ne veut pas le dévoiler. »
« Comment ? Un Elfe ? Comment peux-tu l’affirmer ? »
« L’autre jour, son regard semblai me dire je suis comme toi. C’est ce matin que je me suis dit que si je l’affrontai, je pourrai peut être ressentir quelque chose. Comme tu le sais, les Elfes sont le seul peuple capable d’utiliser la magie, ou du moins, le seul peuple a en avoir la parfaite maitrise et l’énergie nécessaire. La rapidité de ses reflexes et son coup de poing en disent long, j’ai clairement ressenti une émanation magique lorsqu’il m’a frappé. »
« Je comprends. Qu’est ce qu’un Elfe fait parmi l’armée ? Serai t-il un traître ? »
« Ta question est stupide Inor, C’en est un, évidemment. Soit envers notre Roi, soit envers son peuple »
« De ce point de vu là. »

Ce mystère résolu, ils se rendirent à la demeure du Chef du village afin de leur annoncer leur départ. C’était un vieil homme sage et de bon conseil. Lorsqu’ils lui annoncèrent leur départ, il leur demanda de bien retenir qu’il faut eviter la Foret de l’Est. On la disait maudite. Ils devraient donc suivre le Stragis sur de nombreux kilomètres avant de bifurquer légèrement au Nord. Pour qu’ils se repèrent mieux, il leur offrit une carte du royaume. Ils l’étudièrent de long en large afin de tout mémoriser.
A partir de ce jour leur vie au village repris son cours normal a la difference qu’il y avait treize hommes en plus. Ils profitèrent du séjour des soldats pour se renseigner sur les évènements exterieur. Ils apprirent notamment que ce Roi qu’ils croyaient adulé de tous délaissait de plus en plus sa patrie tellement il se préoccupait de la guerre imminente contre les Elfes. En effet, la plus grande partie des soldats compétents parcourait le Royaume pour recruter de nouveaux membres laissant donc la porte ouverte à toute activité de brigandage.

Les douze semaines arrivaient presque a leur terme quand survint un évènement notable. Le chef du village convoqua Traïnor et Alastor. Une fois sur place, deux personnes les attendaient. Une femme d’environ trente cinq ans et une petite fille. La mère et la sœur de Traïnor.
C’était le père d’Alastor qui les avaient renvoyés ici avec un message pour leurs fils.
« La situation a la capitale n’est pas aussi bonne qu’on peut le penser. La marche a la Guerre est en route et la situation semble irreversible. Je suis au courant pour l’envoi de troupe dans les Provinces grâce à un ami de l’armée. Je ne peux rien vous révéler mais n’ayez pas une confiance aveugle envers le Roi et ses sujets. Mais il y a plus grave, vous connaissant, je sais que vous allez vous engager et par conséquent prendre la route. Un malfrat très dangereux cours après les troupes du Roi. Six d’entre elles sont déjà tombés sous ses coups et les nouvelles recrues n’ont pas été épargnées. C’est une fine lame, et un maître dans l’art de la guérison. Alors méfiez vous de lui. »
La suite du message était a l’attention de Alastor.
« Alastor, ton frère et moi partons agir de nos propres forces, ne t’inquiètes pas pour nous, nous sommes aguerris. Pour ta sécurité je te fais don de cette épée noire, le jour venu, elle retrouvera son éclat. Ce jour là, prépare-toi à quelque chose que tu n’oublieras jamais. Le nom de cette arme est Ragnarök. Retiens le bien. »
Cette missive était inquiétante mais les encourageait à s’enroler. Tout leurs doutes étaient dissiper et une motivation nouvelle allait les pousser, qu’est ce que cela cache ?

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